X Orbital
X Orbital

« The Endless Descent Into Oblivion », nouvel EP de X-ORBITAL [ambient / Strasbourg]

communiqué
Bien au-delà des derniers soleils mourants, là où les dernières lueurs d’étoiles ont été englouties par la distance et le temps, le cosmos entame sa descente la plus terrible. L’espace n’est plus le berceau silencieux qu’il était ; il est devenu un vaste terrain de chasse pour la gravité, sillonné d’abîmes invisibles où d’anciens trous noirs dérivent comme de patients léviathans dans un océan obscur. Ici, rien ne brille. Rien ne croît. Tout ce qui reste est déjà en chute libre.
La descente est lente, mais impitoyable. Des fragments de matière errent dans le vide jusqu’à s’approcher trop près des mâchoires invisibles de l’espace, où la gravité les étire en de minces lambeaux d’énergie avant de les anéantir. La lumière elle-même ne peut échapper à ces profondeurs ; elle se courbe, vacille et est entraînée dans l’obscurité infinie, comme si l’univers avait une soif insatiable de sa propre existence.
Plus bas encore, le danger s’intensifie. La structure même de la réalité commence à s’affaiblir. Les atomes se désagrègent, les particules se désintègrent, et les lois ancestrales qui régissaient jadis la danse des galaxies commencent à faiblir comme un cœur qui s’éteint. Le cosmos, jadis une immense cathédrale d’étoiles et de création flamboyante, devient un labyrinthe de vide et de pièges gravitationnels qui s’effondre.
Pourtant, la descente ne s’arrête pas là ; elle se poursuit dans des âges si obscurs que même les trous noirs commencent à se flétrir et à disparaître, ne laissant derrière eux qu’un univers réduit à ses derniers vestiges. Dans cet abîme, point de refuge, point de retour ; seule la chute sans fin des derniers vestiges de l’existence à travers un vide qui devient plus froid, plus sombre et plus hostile à chaque éternité qui passe, comme si le cosmos lui-même était devenu le prédateur ultime tapi dans l’ombre.

autoportrait
X-Orbital est un artiste allemand de musique ambient basé dans la région Grand Est, dans l’est de la France. Principalement influencé par les pionniers de l’école berlinoise classique comme Tangerine Dream et Klaus Schulze, mais aussi par des artistes modernes comme Dreamstate Logic et Synphaera/Exosphere, il a créé son propre style, que l’on pourrait décrire comme de l’ambient spatial atmosphérique.